Fraude à la S.N.C.F

Prendre le train sans billet est un pari qui pourrait vous coûter cher. Le plan de la SNCF présenté le vendredi 20 février dernier pour lutter contre la fraude est entré en vigueur ce lundi. Ce plan vise surtout à faire payer les fraudeurs. Il consiste en plusieurs mesures significatives.

► Augmentation des amendes
Si vous êtes contrôlé sans billet, voici les montants des amendes qui pourront désormais vous être réclamées par le contrôleur :
⇒ 50 euros (au lieu de 35 euros) pour un trajet inférieur à 150 km,
⇒ 50 euros (au lieu de 25 euros) + le prix du billet plein tarif pour un trajet de plus de 150 km.

► Hausse du supplément à bord
Si vous vous présentez spontanément au contrôleur pour acheter un ticket à bord, le supplément est également majoré :
⇒ 7 euros (au lieu de 4 euros) en dessous de 150 km,
⇒15 euros (au lieu de 10 euros) à partir de 150 km.

► Des pistes pour vérifier l’identité des contrevenants
Outre ces augmentations, la SNCF met également en place un dispositif musclé pour éviter de se laisser berner par les mauvais payeurs. Seuls 11,6% des PV concernant les TER sont réglés faute d’adresse valable des fraudeurs. Le coût de la fraude étant estimé à 300 millions d’euros par an, le manque à gagner est considérable. ( Dans les 300 millions d’euros on doit prendre en compte, le R.E.R parisien est compté dans la fraude, ce qui devrait être chiffrer à part, compte tenu de l’investissement des portiques pour le T.G.V. alors que la fraude doit se situer sur le R.E.R. )
⇒ Renfort des contrôles avant l’accès au train. La compagnie ferroviaire envisage différentes pistes telles que la présentation obligatoire de la carte d’identité avant de monter à bord, la fermeture des quais des TGV pour ceux qui n’ont pas de titres de transports, l’installation de portiques à l’entrée des quais.
⇒Vérification d’identité auprès des pouvoirs publics. Pour un meilleur suivi des verbalisations, la SNCF aurait obtenu de l’Etat un droit d’interrogation des pouvoirs publics pour vérifier l’adresse du fraudeur, ajoute le quotidien. Les choses ne sont pas encore actées car un tel droit nécessite de passer par la loi.
⇒ Dissuasion des récidivistes. La SNCF souhaite que le délit d’habitude soit constitué au bout de cinq contraventions liées à la fraude, selon les informations du Parisien. Actuellement, ce délit est caractérisé par dix infractions. Le récidiviste est passible de six mois de prison et 7500 euros d’amende. ( Pour certain fraudeur la case prison est une résidence secondaire, avec une amende non pays pour raison de non solvabilité )

SOURCE METRONEWS